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Les différentes expériences de transmission, axe de la deuxième journée des journées académiques

Les différentes expériences de transmission, axe de la deuxième journée des journées académiques

Les Cubaines Patricia Tapanes et Lourdes Yunet ont été les premières intervenantes de la deuxième journée, qui a été conduite par Laxaro Azkune. Tapanes a expliqué que le milieu domestique a été la principale voie de transmission, même si ces derniers temps les ateliers de repentismo ou chant improvisé ont pris de plus en plus d'ampleur.

Pour illustrer la transmission du repentismo cubain, Lourdes Yunet López nous a fait part de son expérience. Arrière-petite-fille d'un repentista de renom, elle ne montrait pas au début d'intérêt particulier pour cette discipline, jusqu'à ce qu'elle commence à participer aux ateliers de repentismo. C'est ainsi qu'elle a commencé à pratiquer le chant improvisé.

Dans le cas du trio mexicain Las Alondras, c'est l'école qui leur a fait connaître la tradition du chant improvisé. « C'est là que nous avons connu notre professeur et qu'il nous a transmis l'amour pour cette tradition orale », a expliqué Dana Sofía Limón. Elle est intervenue aux côtés de Diana Laura Hernández et de Rebeca Limón qui, en plus d'expliquer les caractéristiques du huapango, du son huasteco et du son de costumbre, ont offert une représentation de ces disciplines.

Ensuite, Harkaitz Zubiri a fait découvrir à Miramar des détails de sa recherche de la transmission du bertsolarisme. Zubiri a souligné les aspects sociaux et artistiques du mouvement bertsolaristique : « le bertsolarisme a été capable de changer son rôle social et, ainsi, de renforcer son rôle artistique. » Ces changements ont également influé sur le travail de transmission du bertsolarisme.

Zubiri a indiqué que les bertso-eskola (écoles de bertsolarisme) ne sont pas seulement un espace de transmission, mais également de socialisation, un avis partagé par les intervenants qui sont passés après lui, Arantzazu Loidi et Jon Sarasua. « Les relations humaines et d'amitié me semblent l'une des valeurs les plus importantes de transmission », a indiqué Loidi en référence à Almen, la première bertso-eskola, lancée par Patxi Goikolea, Xanti Iparragirre et Juanito Akizu. Loidi et Sarasua ont rappelé leurs premières étapes, avant de devenir des bertsolaris et ont souligné l'importance du travail de transmission.

Enfin, la Catalane Roser Texido a présenté le film Glosadors, un documentaire qui reflète comment est transmise la glosa.

La perspective de genre sera le thème central des conférences de la troisième journée de « Europa bat-batean », qui aura lieu demain.

La représentation de l'après-midi au siège de DSS2016EU

La représentation du lundi a pu compter sur la participation du Pays de Galles, de Cuba et de Chypre, aux côtés des bertsolaris Andoni Egaña et Amets Arzallus. Après avoir commencé au port, la représentation a eu lieu à l'Aquarium en raison du mauvais temps. Le spectacle a fait salle comble et a permis aux personnes présentes de découvrir des expressions orales peu connues, pour lancer ce que l'on verra tout au long de la semaine.

La représentation de cet après-midi sera l'occasion de profiter de chants improvisés d'autres territoires : Autriche, Majorque et Mexique, aux côtés des bertsolaris Alaia Martín et Julio Soto. La représentation aura lieu au siège de DSS2016EU à partir de 19h00 et l'entrée est gratuite.