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L’improvisation orale, outil de normalisation linguistique

Les journées d’étude de Europa bat-batean se sont terminées aujourd’hui. Marta Souto, Eurig Salisbury, Miren Artetxe et Albert Casals ont exposé la situation du galicien, du gallois, de l’euskara et du catalan et ont souligné l’importance de l’improvisation comme instrument de normalisation linguistique.

Les langues minorisées ont été au cœur des débats du jour dans la salle Baroja du Palais de Miramar. Jon Ruiz de Pinedo a animé les communications des intervenants qui ont permis de finaliser les journées d’étude de Europa bat-batean.

Marta Souto, qui est technicienne de la langue dans la commune de Vigo en Galice, a exposé le cas de sa commune. Après avoir expliqué la situation linguistique compliquée dans laquelle se trouve le galicien dans les villes, elle a défendu l’importance de développer les espaces ludiques du galicien, en citant comme exemple la regueifa, qui est la modalité chantée et improvisée de la Galice. Le Centro de Interpretación de Oralidade de Vigo, créé en 2013, travaille pour promouvoir toute une série d’activités grâce auxquelles les voies de transmission de la regueifa se sont développées ces dernières années.

Le gallois Eurif Salisbury, qui est Professeur à l’Université de Aberystwyth, a expliqué les principes de base de la modalité d’improvisation cynghanedd. Il s’agit d’une expression artistique qui donne une grande importance à l’harmonie et qui est basée dans l’équilibre entre le contenu et le son. Le Professeur Salisbury a souligné que des championnats et concours sont organisés au sein de cette discipline artistique.

En se basant sur l’usage des langues dans les relations sociales, Miren Artetxe a analysé le cas des jeunes qui participent dans les bertso-eskola du Pays Basque Nord. A la suite d’entretiens réalisés à ces participants, elle est arrivée à la conclusion que les bertso-eskola sont des éléments naturels d’utilisation de la langue et que cela a des conséquences importantes tant au niveau personnel que collectif.

Albert Casals a parlé du projet Corrandescola qui a pour but d’intégrer la discipline de la glosa au sein de l’école. Ainsi, une formation est assurée pour les enseignants afin qu’ils dispensent un enseignement de glosa aux élèves, et une assistance est également fournie lors des premières années. Les élèves reçoivent de manière positive cette activité, et leur motivation pour utiliser le catalan s’en trouve souvent augmentée.  

A la suite des exposés de chacun, une table ronde a été organisée entre les quatre intervenants, animée par le sociologue Pablo Suberbiola. Marta Souto a, notamment, évoqué les échanges scolaires réalisés entre des élèves de Bizkaia et de Galice, et a souligné l’importance de ces activités ludiques pour renforcer l’usage des langues minorisées.

Spectacle final dans le Kursaal

Si les journées d’études sont désormais terminées, le spectacle de clôture de Europa  bat-batean aura lieu demain. Aujourd’hui, les improvisateurs seront à Oñati, et demain le Kursaal de Donostia sera l’antre du spectacle de clôture des journées Europa bat-batean. Les délégations internationales qui ont participé aux journées d’étude seront présentes : Autriche, Galles, Cuba, Majorque, Mexique et Chypre. A leurs côtés, les bertsolari Miren Amuriza, Amets Arzallus, Alaia Martin, Ane Labaka et Julio Soto seront présents. Les entrées sont en vente à 15 euros sur le site www.bertsosarrerak.eus ou sur place.